Présence des femmes dans les Parlements en 2016

0
618
Thaïland. Photo: Pierre-Michel Virot

Selon l’Union Interparlementaire (UIP), des mesures plus ambitieuses et une plus grande volonté politique sont nécessaires pour accroître la représentation des femmes au parlement et poursuivre les progrès significatifs enregistrés à travers le monde au cours de la dernière décennie. Néanmoins on constate que le nombre de Présidentes de parlement a atteint un niveau record, avec 53 femmes à la tête d’une chambre parlementaire.

En 2016, des femmes ont cherché à accéder au cercle des plus hauts dirigeants du monde. Elles ont exigé qu’on les écoute et que l’avis des femmes soit pris en compte dans les processus décisionnaires. Leurs tentatives n’ont pas toutes été couronnées de succès. Comme les années précédentes, on constate que l’émancipation politique des femmes ne doit pas être considérée comme un acquis.

Une moyenne mondiale en progrès

La moyenne mondiale des femmes parlementaires a progressé, passant de 22,6 % fin 2015 à 23,3 % fin 2016. En décembre 2006, les femmes détenaient 16,8 % des sièges parlementaires dans le monde. On constate donc une augmentation de 6,5 points de pourcentage sur les 10 dernières années. Dans 68 chambres (soit 25 % de l’ensemble des chambres uniques ou basses et des chambres hautes), au moins 30 % des parlementaires sont des femmes. Elles constituent, en revanche, moins de 10 % des parlementaires dans 44 chambres (16 %). Cinq chambres ne comptent aucune femme.

Le nombre de Présidentes de parlement a atteint un niveau record, avec 53 femmes à la tête d’une chambre parlementaire.

Regard sur les régions du monde

Pacifique : les petits ruisseaux font les grandes rivières

Il est à noter qu’en 2016, les plus grandes avancées des femmes ont été enregistrées dans les parlements du Pacifique, région qui n’est pas particulièrement réputée pour l’ouverture de son leadership politique aux femmes. La moyenne régionale des femmes parlementaires (toutes chambres confondues) a augmenté de 1,6 point pour passer de 15,8 % en 2015 à 17,4 % en 2016.

Les avancées observées dans le Pacifique s’inscrivent dans le droit fil de la Déclaration pour l’égalité des sexes des leaders du Pacifique (2012) qui mettait l’accent sur la participation des femmes au processus décisionnaire. Les femmes responsables politiques de la région ont aussi eu davantage d’occasions de se rencontrer et de discuter de leurs expériences et des stratégies à adopter pour faire avancer les choses.

Europe : conjuguer démocratie et inclusion

Les élections de 2016 ont mené à une augmentation de la représentation parlementaire des femmes en Europe. La moyenne régionale (toutes chambres confondues) est passée de 25,4 % en 2015 à 26,3 % en 2016 (+0,9 point).

Des avancées significatives ont été enregistrées à Chypre et au Monténégro (plus de huit points de pourcentage). Ces deux pays ont un système de représentation proportionnelle et ont mis en place des mesures temporaires spéciales qui sont juridiquement contraignantes. A Chypre, l’augmentation du nombre des femmes a coïncidé avec l’un des plus grands retournements de l’histoire des élections chypriotes. La perte de confiance dans les partis politiques traditionnels a mené à l’élection du plus grand nombre de partis (certains très petits) depuis 15 ans. Quatre des huit partis représentés au parlement comptent au moins une femme parlementaire dans leurs rangs.

En Islande, les répercussions de la crise financière mondiale de 2008 se sont encore fait sentir sur les élections de 2016 : une fois encore, l’électorat a manifesté sa défiance vis-à-vis des partis politiques traditionnels. Le Parti Pirate, dirigé par une femme, a remporté une part importante des sièges au parlement (Althingi) après s’être engagé à accroître la démocratie directe en instaurant la première “constitution participative” au monde. Les médias islandais ont largement rendu compte du succès des femmes parlementaires dans tous les partis.

Les femmes composent maintenant 47,6 % de l’Althingi, soit une augmentation de huit points de pourcentage. Certains commentateurs ont noté qu’il aurait suffi de deux élues supplémentaires (en plus des trente élues) pour que les femmes soient en position de former un gouvernement à elles seules.

Des avancées plus limitées ont été constatées à Saint-Marin, au Kazakhstan, en Slovaquie, en Géorgie et en République tchèque (pays qui affichent des augmentations de 2,8 à 6,7 points de pourcentage).

Les Européennes ont néanmoins aussi enregistré des replis électoraux – en particulier en  Ex-République yougoslave de Macédoine (-0,9 point), en Fédération de Russie (-0,9 point), en Espagne (-0,9 point à la chambre basse et -1,1 point à la chambre haute), en Croatie

(-2,6 points), en Lituanie (-2,8 points) et à la chambre haute du Belarus (-4,7 points).

Des élections anticipées ont été organisées en Espagne pour sortir de l’impasse politique que connaissait le pays. La Loi électorale espagnole prévoit “la parité entre les sexes” sur les listes des partis pour le Sénat comme pour le Congrès des députés. Il s’est toutefois avéré que la barre des 40 % était difficile à dépasser et une légère baisse a été enregistrée à ces élections

(-0,9 point à la chambre basse) par rapport à l’année précédente où la représentation des femmes au parlement avait enregistré un record.

Etats arabes : des percées

Les états arabes ont fait des progrès significatifs au cours des dix dernières années en matière d’inclusion des femmes dans la conduite des affaires publiques. En 2016, la part des femmes occupant un siège au parlement (toutes chambres confondues) a augmenté d’un peu plus d’un demi-point de pourcentage (+0,5) pour atteindre 18%. Cette tendance répond surtout à une pression croissante de la population et de la communauté internationale en faveur d’une transparence et d’une responsabilisation démocratique accrues. Ce n’est pas une coïncidence si les pays de la région où les femmes ont enregistré les plus grandes avancées en 2016 (Maroc et Jordanie notamment) sont aussi les pays où les élites ont donné suite à ces appels.

Au Maroc, le “printemps arabe” de 2011 a conduit le roi Mohammed VI à adopter d’importantes réformes constitutionnelles, notamment une augmentation du quota électoral par sexe, portant de 30 à 60 le nombre de sièges réservés aux femmes. Sans surprise, ces dernières années, la part des femmes siégeant à la chambre basse a doublé, passant de 10,5 % en 2007 à 20,5 % en 2016.

La Jordanie a également enregistré une avancée substantielle de la participation des femmes à la vie politique. En 2016, les femmes ont ainsi obtenu 20 des 130 sièges de la chambre basse (15,4 %), contre 18 sur 150 sièges (12 %) dans la précédente législature. Ces avancées peuvent être imputées à une évolution des mentalités. Pendant la période précédant les élections, on a pu voir aux carrefours et le long des routes du pays des affiches de campagne vantant les mérites de la participation des femmes en politique.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la campagne Be 100 Ragl II a été lancée en 2016. Il s’agit d’un service de vidéo à la demande qui affiche une moyenne de 13,3 millions de visiteurs par mois. La vidéo suit le quotidien de différentes femmes impliquées dans la vie publique et propose des moyens novateurs pour donner du pouvoir aux femmes de la région.

En 2016, à l’occasion du renouvellement du Parlement saoudien, le même nombre de femmes y a été nommé (soit 20 % des parlementaires).

Au Koweït, une femme a été élue à l’un des 50 sièges à pourvoir au parlement sur quinze candidates en lice. Par comparaison, seulement huit femmes s’étaient présentées aux élections précédentes mais deux d’entre elles avaient été élues.

Asie : une progression lente et constante

En Asie, il est rare que les élections débouchent sur des changements spectaculaires. L’année 2016 n’a pas fait exception à cette règle. La part des sièges occupés par des femmes au parlement (toutes chambres confondues) a augmenté, passant de 18,8 % en 2015 à 19,3 % en 2016. Des augmentations de la proportion des élues – toutes relativement modestes – ont été constatées en République islamique d’Iran, au Japon, en République de Corée, en République démocratique populaire lao, en Mongolie, aux Philippines et au Viet Nam. Toutefois, dans la plupart des cas, ces augmentations manifestent une évolution constante qui reste signifiante et influente.

Au Japon, il y a eu des élections à la chambre haute (Chambre des Conseillers) en juillet 2016. Le nombre de femmes élues a atteint le chiffre record de 28. Ces résultats portent le nombre total des femmes à 50 sur les 242 membres de cette chambre (soit 20,7 % contre 16,1 % aux élections précédentes).  Au niveau local, une femme a été élue pour la première fois aux fonctions de Gouverneur de Tokyo en 2016. Au Japon, le combat des femmes pour l’inclusion politique ne se limite pas aux défis du système électoral (qui prévoit, entre autres, le versement par chaque candidat d’une somme équivalente à 30 000 dollars E.-U.). Les femmes doivent aussi se battre contre une société plutôt conservatrice, dans laquelle les rôles respectifs des deux sexes sont fortement enracinés.

En Iran, les femmes ont obtenu de petits succès électoraux sur fond de bouleversements spectaculaires du côté des conservateurs les plus durs. Les Iraniens ont élu 17 femmes au parlement (6 %) contre neuf dans la législature précédente.

Avec ce nombre record, les femmes dépassent les chefs religieux qui ont 16 élus. Le nombre des femmes candidates a presque doublé par rapport aux élections précédentes. Les

17 élues, qui commencent toutes un premier mandat, sont considérées comme des réformistes.

Au Viet Nam, un amendement à la Loi électorale de 2015 a permis d’endiguer la tendance à la baisse que connaissait la représentation parlementaire des femmes depuis près de 10ans. La Loi dispose désormais qu’au moins 35 % des candidats doivent être des femmes et qu’au moins 18 % doivent être issus des minorités ethniques. Nguyen Thi Kim Ngan, première femme à devenir Présidente du parlement, a été élue à ce poste avec 95 % des suffrages. Des femmes ont, par la suite, été nommées à la présidence de trois des six commissions parlementaires.

En République de Corée, la part des sièges parlementaires obtenus par des femmes a augmenté de 1,3 point et atteint un nouveau record historique (17 %). Résultat impressionnant, un peu plus de la moitié des 93 candidates (10,5 % de l’ensemble des candidats) ont été élues. Les partis de gouvernement comme de l’opposition n’avaient pas tenu leur promesse d’inclure au moins 30 % de femmes sur leurs listes.

Aux Philippines, la Chambre des représentants s’est encore rapprochée de la barre “critique” des 30 % sans parvenir à l’atteindre. Avec l’appui de quotas volontaires de candidates, les femmes ont remporté 86 des 203 sièges (29,8 %), soit une augmentation de 2,4 points. Au Sénat philippin, où la moitié des 24 sièges qu’il comporte étaient à pourvoir, deux femmes ont été élues, portant le nombre total des sénatrices à six (25 %).

L’Inde a enregistré le seul recul de la région. Au niveau local, des sièges sont réservés aux femmes depuis les élections de 1994. En revanche, une proposition d’amendement constitutionnel visant à instaurer des sièges réservés au niveau national, déposée en 2008, ne parvient pas à passer le cap des débats parlementaires. Après les élections, directes et indirectes, et les nominations gouvernementales de juin et juillet 2016, la chambre haute (Rajya Sabha) comprend 27 femmes sur un total de 244 membres (soit 11,1 %, en baisse par rapport aux 12,8 % du renouvellement précédent).

Des pôles divergents dans les Amériques

Pendant les 10 dernières années, la région des Amériques était en tête du mouvement vers la parité entre les sexes. En 2016, avec une augmentation de 0,8 point de pourcentage, les femmes occupaient en moyenne 28,1 % des sièges des parlements de la région (toutes chambres confondues).

L’Amérique latine a largement contribué à ces avancées. En effet, dans de nombreux pays latino-américains, le mouvement des femmes ne s’est pas contenté d’avoir obtenu une “masse critique” du leadership politique mais a cherché à aller plus loin avec une réforme législative permettant aux femmes de détenir 50 % des postes de décision. Le Nicaragua a, par exemple, amendé sa Loi électorale en 2012, de sorte que les listes de candidats présentées par les partis politiques doivent désormais comprendre autant de femmes que d’hommes. En 2016, les élues occupaient plus de 45 % des sièges parlementaires.

Aux Etats-Unis d’Amérique, lors des élections au Congrès, les femmes n’ont pas réussi à décoller de la barre des 20 %. Le nombre des sénatrices a augmenté d’un point de pourcentage pour atteindre 21 %. A la Chambre des représentants, la proportion des femmes a légèrement reculé (-0,2 point pour 19,1 %). Au Sénat, 16 femmes ont été élues du côté des Démocrates (contre 14 à la législature précédente) et cinq du côté des Républicains (contre six précédemment). Ces élections ont également mené à davantage de diversité avec l’élection de la première Hispano Américaine et de la première ancienne combattante.

Plus globalement, la région qui avait la réputation de compter de nombreuses femmes d’Etat a faibli sur ce plan. La présidence argentine de Cristina Fernández de Kirchner est arrivée à son terme fin décembre 2015 et la Présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a été destituée. Hillary Rodham Clinton, bien qu’elle n’ait pas été élue, est la première femme à avoir obtenu l’investiture d’un grand parti politique des Etats-Unis d’Amérique. Au cours de la campagne, le débat a pris un tour nettement sexiste. Depuis les slogans dégradant et les insinuations à caractère sexuel jusqu’à la remise en question continuelle des droits des femmes, cette campagne est apparue comme la plus déplaisante de toute l’histoire électorale américaine. La défaite de Mme Clinton est révélatrice du défi que représente l’élection d’une femme au poste le plus convoité des Etats-Unis.

Afrique subsaharienne : les quotas permettent de “maintenir le cap”

Au cours des 10 dernières années, les quotas électoraux juridiquement contraignants ont largement contribué à ouvrir la sphère politique aux femmes d’Afrique subsaharienne. Dans les pays où des quotas ont été instaurés, la part des sièges parlementaires occupés par des femmes est restée relativement stable. Dans les autres pays, des replis substantiels ont été constatés. De ce fait, en 2016, l’Afrique subsaharienne a enregistré l’un de ses plus faibles taux d’évolution. La proportion de femmes au parlement (toutes chambres confondues) est passée de 23,2 % en 2015 à 23,6 % (+0,4 point).

En République centrafricaine, les premières élections à l’Assemblée nationale faisant suite au conflit ont mené à une faible représentation des femmes. Pas plus la constitution du pays que les lois électorales ne prévoient de quotas. En 2016, 11 femmes (7,9 %) ont été élues à l’Assemblée qui compte 139 sièges. Catherine Samba-Panza, première femme à accéder à la présidence du pays, a tenu sa promesse de ne pas solliciter un nouveau mandat.

Dans cette région, la plus forte progression a été enregistrée dans un pays qui n’a pas de quotas officiels : la Zambie. Dans ce pays, 26 femmes ont été élues et quatre ont été nommées, parmi lesquelles la Vice-Présidente de la République et la Première vice-présidente du parlement. De ce fait, 18 % des parlementaires zambiens sont des femmes, soit une hausse de plus de sept points de pourcentage par rapport aux élections de 2011.

En Ouganda, des sièges sont réservés aux femmes dans chacune des 112 circonscriptions. Peu de changements ont été constatés au niveau de la représentation globale, les femmes ayant beaucoup de mal à obtenir une part plus importante en remportant des sièges ouverts.

A Cabo Verde et au Soudan du Sud, où des quotas assurent l’accès des femmes au parlement, les changements ont été minimes mais positifs.

Présidentes de parlement – un meilleur taux de progression que pour les parlementaires

Une femme à la tête d’une institution politique est aussi un grand atout pour la promotion de l’égalité des sexes. Les Présidentes de parlement (ou de chambre parlementaire) sont des modèles et des ambassadrices. Elles peuvent aussi influencer le ton des débats et décider des questions à débattre en priorité au parlement.

Au 1er janvier 2017, les femmes détenaient 19,1 % des postes de présidents de chambre parlementaire dans le monde, soit un point de pourcentage de mieux que l’année précédente. Neuf nouvelles Présidentes de parlement ont été élues ou nommées en 2016. Pour la première fois une femme a été élue à la présidence du Parlement de la République arabe syrienne et à celle du Parlement du Viet Nam. Sept femmes ont été réélues Présidentes de parlement en 2016, souvent pour la deuxième fois et même, dans certains cas, pour la troisième fois. Avec une progression de près de trois points de pourcentage depuis 2015, la hausse de la proportion des Présidentes de parlement dépasse celle des femmes parlementaires.

Les droits des femmes : importance croissante au cœur du débat politique

Les droits des femmes ont fait l’objet d’intenses discussions dans le cadre de diverses campagnes politiques menées au cours de l’année 2016. Dans certains cas, des droits obtenus de haute lutte, comme les droits génésiques des femmes et leur place légitime dans la vie publique, ont même été sérieusement remis en cause. Il apparaît clairement que l’on ne peut »considérer comme acquis ni le droit des femmes à s’exprimer en politique ni leur droit à l’auto-détermination. Des chefs politiques, dont quelques femmes, se sont engagés à revenir sur des décisions judiciaires et des lois sur l’égalité des sexes, ou sont mêmes passés des paroles aux actes.

En 2016, des idées misogynes et sexistes se sont manifestées dans les espaces publics et privés tandis que des femmes affirmaient leur volonté d’accéder au leadership politique.

Des candidates aux élections ont été l’objet de harcèlements ignobles, de stéréotypes dégradants et se sont fait couper la parole de manière éhontée (“mecinterruption”). Ce type de comportement montre combien les femmes doivent encore se battre pour que leur action politique soit jugée légitime.

Face à cette situation, des femmes politiques de certains pays ont “mis le problème sur la table”. Au Canada, des parlementaires de différents partis ont pris la parole au parlement pour exposer leurs propres expériences du harcèlement et de la misogynie.

Des femmes parlementaires de la Knesset israélienne ont révélé avoir été l’objet d’agressions et de harcèlements sexistes. En Italie, la Présidente du parlement a déclaré sur Twitter : “Les hommes, le sexisme ça suffit, on est en 2016” et a appelé à sortir du cliché éculé des poupées gonflables. Dix-sept responsables politiques françaises ont rédigé un manifeste contre le sexisme. Elles y appellent les partis politiques à “vérifier” si des actes de harcèlement ont été commis et à aider les victimes à faire “éclater la vérité”. L’ancienne Première ministre australienne, Julia Gillard, a joué un rôle de premier plan dans une campagne visant à dénoncer haut et fort, et aussi vite que possible, les actes sexistes que subissent les femmes politiques. Le meurtre de la députée britannique Jo Cox est un exemple consternant de l’exposition croissante des parlementaires – en particulier des femmes – à a violence. La participation des femmes à la vie politique est un élément clé de l’égalité des sexes. Il est néanmoins tout aussi important que les institutions politiques soient sensibles à la diversité des besoins, des intérêts et des expériences des individus qu’elles représentent et évoluent en conséquence.

L’avancée vers l’égalité des sexes se mesure aussi à l’aune des réalisations des parlements, en particulier des lois qu’ils adoptent. Au cours de cette année, des parlements ont voté des lois pour : accroître la participation des femmes en politique (Libéria) ; condamner les actes de violence à l’égard des femmes (Algérie) et ce que l’on nomme les crimes d’honneur (Pakistan) ; garantir aux femmes, dans des circonstances exceptionnels, la possibilité d’avorter en toute sécurité, comme par exemple pour des victimes de viols (Maroc) ; et, s’assurer que les parents ont la possibilité de prendre un congé pour s’occuper de leurs bébés (Rwanda). En outre, le Parlement mexicain a approuvé un protocole de traitement des cas de violence politique à l’égard des femmes.

PARTAGER
Article précédentHistoire de la survie du lac Prespa en Macédoine
Article suivantLumières d’Afriques
Catherine Fiankan-Bokonga est la Directrice de publication et la Rédactrice en chef de Klvin Mag, distribué sur l’ensemble du territoire suisse depuis septembre 2016. Elle est aussi correspondante de France 24 & différents médias au Palais des Nations à Genève. Elle est Vice-Présidente élue de l’Association des Correspondants Accrédités auprès des Nations Unies (ACANU) et du Club Suisse de la Presse. Elle a été Vice-Présidente de l’Association de la Presse Etrangère en Suisse et au Lichtenstein (2013-2015).