Nigéria: plus de 100 écolières enlevées

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Photo UNICEF/Abubakar

Le 19 février, lors d’une attaque contre un établissement scolaire de la ville de Dapchi, dans l’État de Yobe, plus de 100 écolières nigérianes ont été enlevées par des insurgés présumés de l’organisation terroriste Boko Haram. L’attaque et l’enlèvement avait été condamnés par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) qui avait appelé à la libération des écolières enlevées.

La Directrice de l’UNICEF pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Marie-Pierre Poirier, a déclaré que «les attaques contre les écoles constituent une violation des droits de l’enfant et du droit international humanitaire. Les écoles devraient être des espaces sûrs et protégés en tout temps. » Il y a quatre ans 276 filles avaient été enlevées par Boko Haram à Chibok. Jusqu’à ce jour, un grand nombre d’entre elles ne sont toujours pas revenues. Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a exhorté les autorités nigérianes à rapidement traduire en justice les responsables de cette attaque et de cet enlèvement.

Depuis le début de l’insurrection dans le nord du Nigéria en 2009, plus de 2.295 enseignants ont été tués et 19.000 personnes ont été déplacées, et près de 1.400 écoles ont été détruites. Ces violences sont à l’origine de la crise humanitaire qui touche l’ensemble des pays du bassin du Lac Tchad. D’après les estimations, près de huit millions de personnes ont besoin d’une forme d’aide humanitaire dans le nord-est, les États de Borno, Adamawa et Yobe étant les plus touchés.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 1,6 milliard de dollars sont nécessaire pour répondre aux besoins vitaux de 10,7 millions de personnes dans la région.