Ni paix, ni développement sans justice sociale

Auteur: Guy Ryder, Directeur général de l'Organisation Internationale du Travail (OIT)

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Guy Ryder, Directeur Général de l'Organisation Internationale du Travail (OIT). UN photo/Mark Garten.

A l’occasion de la Journée mondiale de la justice sociale (20 février), le Directeur général de l’Organisation Internationale du Travail, Guy Ryder, souligne que le travail décent est essentiel pour parvenir au développement durable et à la justice sociale, sans lesquels il ne peut y avoir de paix durable.

Le mot d’ordre de l’ONU en cette Journée mondiale de la justice sociale est le suivant: “Ni paix ni développement sans justice sociale”. Ce précepte est le fondement même de l’OIT: on peut ainsi lire, gravé sur la première pierre du premier bâtiment qui a abrité le siège de l’Organisation, la locution latine Si vis pacem, cole justitiam – Si tu veux la paix, cultive la justice. Depuis un siècle, l’OIT s’emploie à s’acquitter de sa mission de promotion de la justice sociale dans le monde du travail.

Certes, la technologie a créé des emplois, ouvert le champ des possibles et réduit la pénibilité de certaines activités, mais aujourd’hui encore, des milliards de personnes survivent à peine dans l’économie informelle..

L’OIT continuera de défendre les droits et les normes sur lesquels repose le travail décent et de promouvoir des politiques favorables au travail décent ainsi que des conditions propices à la création d’emplois décents par les entreprises. Elle encouragera le dialogue social afin que puisse émerger une vision commune d’un futur où chacun aura sa place, notamment au moyen d’une transition juste vers la durabilité environnementale. 

« Il est indéniable que des progrès considérables ont été faits sur le plan économique et social. Toutefois, ces bienfaits sont souvent inégalement répartis. Bien des gens sont sortis de la pauvreté, mais beaucoup sont dans une situation précaire. Certes, la technologie a créé des emplois, ouvert le champ des possibles et réduit la pénibilité de certaines activités, mais aujourd’hui encore, des milliards de personnes survivent à peine dans l’économie informelle. De nombreux pays sont marqués par de profondes inégalités sociales et économiques ou déchirés par la guerre et les conflits. En outre, dans un monde du travail en mutation, les relations, les normes et les règles établies sont remises en question et les droits fondamentaux au travail ne sont pas encore pleinement réalisés.

Il est tout aussi certain aujourd’hui qu’en 1919 que la paix et la stabilité ne pourront durablement exister que si elles sont fondées sur le développement durable et la justice sociale. Parvenir au travail décent, c’est-à-dire un travail librement choisi, exercé dans des conditions d’égalité, de sécurité et de dignité, sera essentiel. Nous pouvons choisir la voie qui rendra possible un avenir meilleur pour les femmes et les hommes, pour leur famille, pour les communautés et pour la société en général. 

L’OIT continuera de défendre les droits et les normes sur lesquels repose le travail décent et de promouvoir des politiques favorables au travail décent ainsi que des conditions propices à la création d’emplois décents par les entreprises. »

L’OIT continuera de défendre les droits et les normes sur lesquels repose le travail décent et de promouvoir des politiques favorables au travail décent ainsi que des conditions propices à la création d’emplois décents par les entreprises. Elle encouragera le dialogue social afin que puisse émerger une vision commune d’un futur où chacun aura sa place, notamment au moyen d’une transition juste vers la durabilité environnementale.

Nous continuerons à servir la justice sociale, et à œuvrer en faveur du travail décent, vecteur d’une paix durable. »

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Catherine Fiankan-Bokonga est la Directrice de publication et la Rédactrice en chef de Klvin Mag, distribué sur l’ensemble du territoire suisse depuis septembre 2016. Elle est aussi correspondante de France 24 & différents médias au Palais des Nations à Genève. Elle est Vice-Présidente élue de l’Association des Correspondants Accrédités auprès des Nations Unies (ACANU) et du Club Suisse de la Presse. Elle a été Vice-Présidente de l’Association de la Presse Etrangère en Suisse et au Lichtenstein (2013-2015).