L’OMS s’attaque aux mauvaises graisses

0
759

Dix-sept millions de décès  sont causés chaque année par des maladies cardiovasculaires liées à des aliments contenant des graisses saturées et des gras trans.  Des nouvelles propositions de l’OMS demandent aux gens, partout dans le monde, de  réduire leur consommation de nourriture grasse, obstruant les artères.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) veut que les adultes et les enfants réduisent leur consommation de ces matières grasses de 10% du total de leur besoin énergétique quotidien.

L’agence de l’ONU veut aussi que les gras trans – que l’on trouve dans les aliments cuits et frits et dans l’huile de cuisson – ne représentent qu’1 % de ce que les gens ont besoin de manger chaque jour.

La bonne nouvelle est qu’il existe des alternatives plus saines aux aliments chargés de « mauvais » acides gras saturés et trans qui sont souvent étiquetés « hydrogénés » – une indication que l’hydrogène leur a été ajouté afin qu’ils soient plus faciles à utiliser.

Selon le Dr Francesco Branca, Directeur du service  nutrition à l’OMS, « si nous voulons vraiment nous débarrasser des dangers de l’excès de gras trans, il doit y avoir une action énergique de la part des gouvernements pour s’assurer que les produits manufacturés n’utilisent pas d’huile végétale hydrogénée …  Dans les pays ou les gras trans ont été éliminés , le consommateur ne le remarque même pas» , a-t-il ajouté . « Ainsi, les producteurs peuvent utiliser une autre graisse avec la même propriété et vous pouvez avoir votre croissant qui ne contient aucun gras trans ».

Le Dr Branca a souligné que depuis que l’agence des Nations Unies a publié ses premiers conseils sur les acides gras saturés et trans en 2002, des progrès significatifs ont été réalisés dans la sensibilisation à la menace qu’ils représentent, en particulier dans les pays riches.

Mais bien que l’Europe occidentale ait « presque éliminé » aujourd’hui l’utilisation industrielle des gras trans et que le Danemark l’ait carrément bannie, le Dr Branca a averti que les régions les plus pauvres étaient confrontées à des défis majeurs pour faire face à la menace.

Ceux-ci comprennent plusieurs pays d’Europe de l’Est, ainsi que l’Inde, le Pakistan, l’Iran, de nombreux États africains et l’Argentine.

Dans certains cas, le Dr Branca a averti que les niveaux de gras trans dans certains aliments vendus dans la rue sont 200 fois plus élevés que l’apport quotidien recommandé.

PARTAGER
Article précédent46ème Salon International des Inventions de Genève
Article suivantCholéra: Vaccination la plus importante de l’histoire
Catherine Fiankan-Bokonga est la Directrice de publication et la Rédactrice en chef de Klvin Mag, distribué sur l’ensemble du territoire suisse depuis septembre 2016. Elle est aussi correspondante de France 24 & différents médias au Palais des Nations à Genève. Elle est Vice-Présidente élue de l’Association des Correspondants Accrédités auprès des Nations Unies (ACANU) et du Club Suisse de la Presse. Elle a été Vice-Présidente de l’Association de la Presse Etrangère en Suisse et au Lichtenstein (2013-2015).