Le Congrès météorologique mondial vise une approche plus intégrée du système Terre

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WMO Secretary-General, Petteri Taalas. Credit :WMO

Le Congrès météorologique mondial aura lieu du 3 au 14 juin pour convenir d’une stratégie et d’outils destinés à aider les pays à améliorer la résilience face aux chocs météorologiques, hydrologiques, climatologiques et environnementaux, à renforcer les observations et prévisions scientifiques et à combler les lacunes en matière de capacités. Organisé tous les quatre ans, le Congrès définit les orientations stratégiques, politiques et normatives, adopte le budget et élit les titulaires de fonctions au sein de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), forte de 193 Membres.

Cette année, il débattra d’une vaste réforme des structures de gouvernance de l’OMM destinée à parer aux principaux risques et à répondre aux défis d’un monde en évolution rapide.

À l’ordre du jour également le renforcement du réseau d’observation sur lequel sont fondées toutes les prévisions; l’amélioration des services météorologiques et climatologiques dans le contexte du changement climatique et de l’augmentation du nombre et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes; l’appui des services hydrologiques à la gestion durable de l’eau; l’approche scientifique intégrée du système Terre; l’appui au développement des capacités; les partenariats avec le secteur privé et la politique en matière de données.

Les activités suivantes auront lieu pendant le Congrès: un dialogue spécifique sur les océans, une séance sur l’élargissement des partenariats pour le développement, une assemblée parallèle sur l’hydrologie, un dialogue entre le secteur public et le secteur privé, et le salon Meteorological Technology World Expo, où seront présentées les toutes dernières techniques de prévision, de mesure et d’analyse dans les domaines climatologique, météorologique et hydrométéorologique.

Le Congrès devrait approuver un nouveau plan stratégique pour concrétiser sa vision d’ensemble: «À l’horizon 2030, un monde dans lequel toutes les nations, notamment les plus vulnérables, maîtriseront mieux les conséquences socio-économiques des phénomènes extrêmes liés au temps, à l’eau, au climat et à l’environnement et auront la capacité de favoriser le développement durable grâce aux meilleurs services possibles, tant sur terre qu’en mer et dans les airs.» «Les experts de l’OMM et les services météorologiques et hydrologiques nationaux n’ont jamais été aussi sollicités. Les répercussions socio-économiques des aléas météorologiques, climatologiques et hydrologiques sont de plus en plus graves à cause de la dégradation de l’environnement, de l’urbanisation et, surtout, du changement climatique», a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, M. Petteri Taalas.

«Le changement climatique modifie les régimes des précipitations, ce qui accroît le stress hydrique et l’insécurité alimentaire. Il a des incidences sur l’intensité et la trajectoire des tempêtes tropicales. L’élévation du niveau de la mer s’accélère et pourrait atteindre un rythme bien plus soutenu que prévu d’ici la fin du siècle», a souligné M. Taalas.

Selon la dernière enquête de l’OMM, seuls 27 % des Membres de l’OMM disposent de services hydrométéorologiques avancés, tandis que 26 % ne fournissent que des services de base ou des services inadéquats. Environ 94 % des Membres de l’OMM ont mis en place un dispositif de prévention des catastrophes, mais seuls 57 % fournissent des prévisions axées sur les impacts.

L’OMM veille à ce que tous les pays aient accès à des prévisions météorologiques et climatologiques de grande qualité communiquées par des centres spécialisés désignés au plan régional et mondial et à ce qu’ils disposent de services d’alerte précoce multidangers. Par ailleurs, l’OMM développe des services intégrés pour les zones urbaines et le secteur de la santé, qui portent sur des facteurs de stress tels que la mauvaise qualité de l’air et les vagues de chaleur.

Le Congrès devrait approuver le Plan stratégique de l’OMM pour la période 2020-2030.