Journée mondiale de l’environnement : respirer à nouveau grâce aux normes ISO

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Auteur: Clare Naden

Quoi de plus précieux que l’air que nous respirons ? Cette année, la Journée mondiale de l’environnement est consacrée à la pollution atmosphérique, un problème pour lequel l’ISO a élaboré tout un éventail de Normes internationales qui contribuent à améliorer la qualité de l’air.

L’air pur se fait rare.  Avec 91 % de la population mondiale vivant dans des endroits où la qualité de l’air ne respecte pas les limites fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et des millions de décès chaque année , assainir l’air que nous respirons est un enjeu majeur.

C’est pourquoi, la Journée mondiale de l’environnement 2019 a pour thème la pollution de l’air. Cette journée, célébrée chaque année le 5 juin, a été instituée par les Nations Unies pour susciter une prise de conscience au niveau mondial et encourager les mesures visant à protéger notre environnement. Cette année, l’accent est mis particulièrement sur les problèmes liés à pollution de l’air, qu’il s’agisse de l’air intérieur ou de l’air que nous respirons dans nos villes et nos campagnes.

L’ISO propose de nombreuses Normes internationales qui contribuent à assainir l’air et à réduire la pollution. Le comité technique, Qualité de l’air, a publié plus de 170 normes et  prépare 37 nouvelles normes qui couvrent un large éventail de domaines comme le mesurage des polluants atmosphériques et des émissions ou la qualité de l’air des lieux de travail et de l’air intérieur.

Pour Rolf Kordecki, Secrétaire du comité, le mesurage systématique des substances toxiques présentes dans l’air est essentiel pour permettre de les limiter.

« Les polluants atmosphériques peuvent être très nocifs, corrosifs, cancérigènes, mutagènes, tératogènes ou pathogènes. La normalisation des méthodes de mesurage est indispensable pour obtenir des résultats comparables et assurer une évaluation cohérente de la qualité de l’air partout dans le monde », explique-t-il.

« En outre, de nouvelles avancées dans le domaine de la toxicologie peuvent influer sur ce qu’il convient de considérer comme étant des niveaux acceptables de qualité de l’air, et permettre également d’identifier de nouveaux polluants, c’est pourquoi nous évaluons en continu la nécessité d’élaborer de nouvelles normes. »

L’ensemble des normes développées par le comité technique, Fourneaux et foyers de cuisson propres, illustre par exemple comment les normes peuvent aider à orienter le marché vers des solutions sûres et efficaces de cuisson et ainsi réduire le nombre de décès et de pathologies provoqués par des fourneaux polluants.

L’ISO a également publié ou est en train d’élaborer de nombreuses normes visant à soutenir de nouvelles technologies qui limitent la pollution atmosphérique, comme celles relatives aux véhicules routiers électriques, hybrides ou à pile à combustible. Parmi celles-ci, on compte la norme Véhicules routiers à propulsion électriques – Détermination de la puissance de propulsion des véhicules hybrides, et Véhicules routiers électriques hybrides – Mesurages des émissions à l’échappement et de la consommation de carburant.

Sans oublier l’éventail de normes à un niveau plus global visant à améliorer notre environnement et le monde dans lequel nous vivons, comme ISO 14001Systèmes de management environnemental, Développement durable au sein des communautés territoriales –  Système de management pour le développement durable, et les différentes parties d’ISO 14064 relatives à la quantification et la déclaration des émissions et des suppressions de gaz à effet de serre.

Toutes ces normes contribuent à la réalisation de plusieurs des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, notamment l’ODD 13 sur les mesures pour lutter contre les changements climatiques, et l’ODD 15 relatif à la vie terrestre.

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Catherine Fiankan-Bokonga est la Directrice de publication et la Rédactrice en chef de Klvin Mag, distribué sur l’ensemble du territoire suisse depuis septembre 2016. Elle est aussi correspondante de France 24 & différents médias au Palais des Nations à Genève. Elle est Vice-Présidente élue de l’Association des Correspondants Accrédités auprès des Nations Unies (ACANU) et du Club Suisse de la Presse. Elle a été Vice-Présidente de l’Association de la Presse Etrangère en Suisse et au Lichtenstein (2013-2015).