Direction de l’OMC : La sélection se poursuit

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Bâtiment de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), côté lac Léman. Photo/CTB

La décision soudaine du directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de quitter ses fonctions 1 an avant le terme de son mandat, a entraîné la mise en place immédiate d’un processus de sélection de candidats. Des consultations ont récemment eu lieu avec les Etats-membre pour définir les règles des étapes devant aboutir à la désignation par consensus du nouveau dirigeant de l’institution. En revanche, aucun accord n’a été trouvé afin de désigner un directeur général adjoint pour exercer l’intérim.

A la mi-juillet, les huit candidats* souhaitant diriger l’OMC ont effectué leur présentation et ont répondu aux questions du Conseil général de l’organisation, à Genève. La phase de campagne, actuellement en cours, prendra fin le 7 septembre. Dès lors la procédure de réduction de la liste des candidats débutera. Des consultations menées par les présidents du Conseil général, David Walker, Ambassadeur de la Nouvelle-Zélande, de l’organe de règlement des différends, l’Ambassadeur Dacio Castillo du Honduras et de l’organe d’examen des politiques commerciales, Harald Aspelund de l’Islande, permettront d’éliminer des candidats. Ainsi le nombre passera progressivement de huit à cinq et à deux pour le tour final.

Exercice de l’intérim

Parmi les quatre directeurs adjoints de l’OMC, la désignation de l’allemand Karl Brauner pour exercer l’intérim semblait être acquise. L’adjoint nigérian était « éliminé » d’office à cause de la candidature de l’économiste Ngozi Okonjo-Iweala de même origine. Le choix du haut-fonctionnaire chinois ou américain ne semblait pas opportun en raison des différents entre les deux pays. Finalement il a été décidé de proroger les mandats de tous les adjoints en l’absence d’un accord entre les membres. Les Etats-Unis auraient tenté d’imposer leur ressortissant, Alan Wolff. Selon le porte-parole de l’organisation, Keith Rockwell, la phase intérimaire ne devrait pas durer plus de deux à trois mois.

Tâches à venir

Le prochain chef du commerce mondial aura parmi ses priorités le rétablissement du fonctionnement de l’Organe de règlement des différends (ORD) commerciaux entre pays, paralysé faute du remplacement des juges auquel s’oppose Washington, ainsi que la préparation de la 12e Conférence ministérielle de l’organisation au Kazakhstan en 2021 et la mise à jour du règlement de l’OMC.

* Pour mémoire, parmi les huit candidats on compte trois africains (Egypte, Kenya, Nigéria), deux européens (Moldavie, Royaume-Uni), une asiatique (République de Corée), un arabe (Royaume d’Arabie Saoudite) et un sud-américain (Mexique).