Conseil des droits de l’Homme : reprise des travaux sous le signe de la lutte contre le racisme

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The 43rd session of the Human Rights Council takes place in the Assembly Hall. UN Photo / Jean Marc Ferré.

Après trois mois de suspension, le Conseil des droits de l’homme reprend, lundi 15 juin, les travaux de sa quarante-troisième session au Palais des Nations à Genève (Suisse). Cette semaine devra voir l’introduction d’un segment spécial sur la question du racisme, suite au récent décès d’un afro-américain victime de violences policières aux Etats-Unis.
La dernière partie de la session du Conseil, du 15 au 19 juin, adoptera un format hybride inédit qui mêlera distance physique, port de masque et présence réduite des participants dans la Salle des Assemblée de l’ONU à Genève. Les échanges pourront également être suivis simultanément en ligne.


Demandes urgentes
La semaine passée, la présidente du Conseil des droits de l’homme, l’ambassadeur d’Autriche auprès de l’ONU Elisabeth Tichy-Fisslberger, a reçu deux demandes urgentes. D’une part, un courrier signé par plus de 600 ONG réclamant l’organisation d’une session spéciale sur la situation aux Etats-Unis après le décès de l’afro-américain George Floyd. D’autre part une missive rédigée par l’ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations Unies à Genève, Dieudonné Désiré Sougouri, coordonnateur pour les questions relatives aux droits de l’homme du groupe africain. Les 54 pays réclament la tenue d’un débat urgent ayant pour thème « les violations actuelles des droits de l’homme motivées par des considérations
raciales, sur le racisme systémique, les violences policières et celles contre les manifestants pacifiques. »


Rappel des engagements
Selon le courrier des ambassadeurs « le principal objectif du dialogue est de s’attaquer aux causes structurelles et immédiates de la discrimination raciale qui prévaut dans le monde entier, avec un impact énorme sur la jouissance des droits de l’homme, en particulier par les personnes d’ascendance africaine. » Les représentants africains estiment que le débat urgent sera également « l’occasion de rappeler aux Etats leurs engagements de lutter contre ces violations des droits de l’homme, lorsqu’ils ont adoptés la Déclaration et le Programme d’action de Durban il a près de 20 ans. »
Pour organiser une session spéciale un tiers des 47 Etats doivent soutenir l’organisation d’une telle discussion. La question des violences policières et des discriminations raciales sera de toute façon abordée mardi 16 et mercredi 17 juin lors d’une discussion régulière sur le racisme qui était déjà prévue au programme.