AFRIQUE EN CAPITALE

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Rabat prolonge son statut de capitale culturelle de l’Afrique du 28 mars au 28 avril Rabat a mis à l’honneur la pluralité des talents artistiques de l’Afrique en hommage au retour du Maroc au sein de l’Union Africaine. Pour ce faire la Fondation nationale de musées et ses partenaires ont élaboré un programme durant lequel de multiples événements artistiques ont eu lieu à travers la ville. Certains, telles les expositions présentées au Musée Mohamed VI d’art moderne et contemporain ont obtenu un tel succès qu’elles sont prolongées jusqu’à la fin du mois de mai.

AFRIQUE EN CAPITALE

Lancées à l’occasion de l’événement « Afrique en Capitale», les trois expositions inaugurées par les rois Mohammed VI du Maroc et Abdallah II de Jordanie devaient être visibles jusqu’au 28 avril. Elles seront finalement prolongées jusqu’à fin mai, déclare Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale de Musées.

Diseye Tanguay. 2016. Nigéria

Inauguré par S.M le Roi Mohammed VI en octobre 2014, le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) est la première institution muséale dans le Royaume à se consacrer entièrement aux arts moderne et contemporain, et également la première institution publique à répondre aux normes muséographiques internationales.

Guerresi Maïmouna. 2014.Sénégal

Situé au cœur de la capitale dont l’architecture est à la fois empreinte d’une identité spécifique mais aussi d’une riche diversité culturelle, le bâtiment est né d’une volonté
d’intégration dans ce tissu urbain. Pour se faire, les motifs traditionnels ont ainsi été réinvestis et stylisés, afin d’apporter une touche contemporaine à l’édifice.

Au rez-de-chaussée, dans une petite salle nommée pour la circonstance « Hommage » l’espace propose certains travaux de trois photographes disparus en 2016. Il s’agit de Leila Alaoui à travers un extrait de la série « Les Marocains», d’Othmane Dilami avec «Les Musiciens de la transe » et du malien Malik Sidibé avec « L’œil de Bamako ».
Au premier étage, « Un regard sur l’Afrique » regroupe « un ensemble d’œuvres issues d’une collection privée unique. Elle offre une exploration originale de certaines tendances de l’art contemporain africain à travers un ensemble de tableaux, sculptures, installations et objets de design ».

On admire le magnifique travail de l’Ivoirien Aboudia, l’Italo-sénégalaise Maïmouna Guerresi, les couleurs chatoyantes du Congolais Chéri-Chenin, les tresses africaines de Diseye Tantua du Nigeria et une diversité artistique qui confirme la richesse du Continent.

Nike Okundaye. 2001. Nigéria

Dans le sous-sol du musée, l’exposition « Présence commune », a été réalisée en collaboration avec la Fondation suisse Montresso. Dans une ambiance qui rappelle typiquement celle d’un parking, vocation initiale du lieu, entre pénombres et lumières jaunâtres apparait le travail des artistes franco-congolais Kouka Ntadi et franco-tunisien Wahib Chehata, deux hôtes réguliers de la résidence d’artistes Jardin Rouge à Marrakech.
On découvre le travail de Chehata, né en 1968 à Sousse, totalement habité par la peinture de Caravage, Turner et Delacroix. Ses photographies, des scènes ou des portraits, déroutent, tant elles dégagent tout à la fois force et malaise. L’artiste vit au Mali depuis 2014. La série Renaissance est née en hommage à la ville des lumières, Tombouctou.
De son côté, Kouka, artiste peintre, né en 1981, diplômé de l’école des Beaux-Arts, se caractérise par l’expressivité et la spontanéité du geste, laissant volontairement apparaître
les imperfections, les imprécisions et les coulures.

Dès début juin, l’exposition “Face à Picasso” réunira au MMVI plus d’une centaine d’œuvres (tableaux, sculptures, céramiques, photographies, dessins et estampes), issues
des collections du Musée national Picasso-Paris.